Quels imaginaires pour survivre à la fin du monde?

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Fabuler la fin du mondeLa puissance critique des fictions d'apocalypse

Jean-Paul Engelibert

Omniprésentes, les fictions d'apocalypse – littéraires, cinématographiques, télévisuelles – imprègnent plus que jamais les tissus profonds de nos imaginaires. Apparues avec la Révolution industrielle, elles accompagnent les désillusions politiques des XIXe, XXe et XXIe siècles. Elles prennent racine dans un désespoir issu d'abord de l'échec de la Révolution française, puis d'une critique de l'idéologie du progrès. Bien avant qu'on forge les concepts d'anthropocène et de capitalocène, elles ont exprimé la prise de conscience de l'empreinte du capital sur la planète.

Ainsi, contrairement à ce qu'on pourrait croire, elles ne sont pas nihilistes. Figurer la fin du monde, c'est opposer au présentisme et au fatalisme contemporains une autre conception du temps et une autre idée de la lutte. C'est chercher à faire émerger un horizon encore invisible, une promesse ouverte, indéterminée et en tant que telle nécessaire à l'invention politique : l'utopie.

Version papier : 20.00 €

Version numérique : 14.99 €

Qu'y a-t-il derrière les représentations des fins du monde ? On pense évidemment au pessimisme foncier de ces artistes, de ces écrivains, de ces cinéastes qui envisagent le pire. Mais dans quel dessein ? Pour nous faire peur ? Pour nous alerter ? La chose est sans doute plus compliquée, comme le montre Jean- Paul Engélibert dans cet essai particulièrement intéressant. [...] En butinant d'oeuvre en oeuvre, Jean-Paul Engélibert revient un peu sur l'histoire de ces visions d'apocalypse, il les "

déplie

", selon son expression, dans notre histoire. Et il rappelle au passage que c'est notamment en lisant que l'on prend conscience du monde. Celui qui risque de finir et celui où nous sommes irrémédiablement.

2019-06-14 - Laurent Lemire - Livres Hebdo

Que disent de la société les représentations fictionnelles de la fin du monde ? Éclairage de Jean-Paul Engélibert, professeur de littérature comparée.

2019-08-08 - Violaine des Courières - La Vie

Et si la solution à nos angoisses de fin du monde se trouvait dans des oeuvres de fiction apocalyptiques ? C'est l'hypothèse stimulante du professeur de littérature comparée Jean-Paul Engélibert. En s'appuyant sur un corpus constitué de romans (Robert Merle, Margaret Atwood, Antoine Volodine...), de films (

Melancholia

de Lars von Trier,

4:44 Last Day on Earth

d'Abel Ferrara...) et de séries (

The Leftovers

), il démontre que les scénarios de l'effondrement contiennent les germes d'un autre monde possible.

2019-08-14 - Léonard Billot - Les Inrocks

De catastrophes écologiques en scandales politiques, nous savons bien que nous ne vivons pas dans le meilleur des mondes : difficile de s'affranchir du du présent pour imaginer un avenir plus radieux. Poury arriver, Jean-Paul Engélibert, professeur de littérature comparée à l'université Bordeaux-Montaigne, propose de s'aider des fictions d'apocalypse. Dans

Fabuler la fin du monde

, [...] il montre que des oeuvres comme la série

The Leftovers

ou le roman de Robert Merle

Malevil

ne cèdent pas à la facile jouissance de la destruction de notre planète, mais enjoignent au contraire à créer des utopies stimulantes. [...] Pour le professeur de littérature, la trilogie

le Dernier Homme

de la romancière Margaret Atwood montre à quel point les récits de la fin du monde nous invitent à repenser notre rapport au temps. Plus critiques face au présent, nous sommes plus aptes à inventer un futur désirable.

2019-08-17 - Thibaut Sardier - Libération Week-end

Fabuler la fin du monde propose une réflexion érudite

et extrêmement stimulante sur la manière dont la

fiction, y compris dans des oeuvres très sombres, utilise

ses moyens propres pour participer à l'esquisse d'un

avenir possible.

2019-11-23 - Sébastien Omont - En attendant Nadeau